La ventilation

Il existe différents systèmes de ventilation :

  • La ventilation naturelle

La ventilation des logements a longtemps été laissée aux soins des conduits de cheminée et des multiples défauts d’étanchéité des constructions. On ne contrôle alors ni la circulation de l’air, ni les déperditions de chaleur. Ce système est souvent trop efficace en hiver, pas assez en été, et peut être perturbé par l’action du vent. Si les grilles sont bouchées, volontairement ou non, il ne fonctionne pas. Mais bien conçu en fonction des conditions climatiques et des caractéristiques de la maison, il peut la ventiler de façon satisfaisante.

  • Les Ventilations Mécaniques Contrôlées (VMC) simple flux

L’air frais venant de l’extérieur traverse d’abord les pièces de séjour et les chambres, et est évacué des pièces de service par un groupe d’extraction comportant un ventilateur.

Il existe les VMC simple-flux autoréglables, qui ont des débits d’air constants quelles que soient les conditions extérieures (vent, pluie) et intérieures (nombre d’occupants, humidité), et les VMC hygroréglables, qui voient leur débit d’air varier en fonction de l’humidité intérieure, ce qui permet de garantir l’évacuation plus rapide d’un air très humide tout en limitant les gaspillages (ventilation adaptée aux besoins).

  • Les Ventilations Mécaniques Contrôlées (VMC) double flux avec récupération de chaleur. 

Ce système limite les pertes de chaleur inhérentes à la ventilation : il récupère la chaleur de l’air vicié extrait de la maison et l’utilise pour réchauffer l’air venant de l’extérieur.
Il est constitué d’un circuit d’insufflation d’air neuf qui filtre l’air extérieur, le préchauffe au niveau d’un échangeur de chaleur et le pulse grâce à un ventilateur dans les pièces principales par le biais de bouches d’insufflation. Un circuit de récupération d’air vicié dans les pièces de service aspire et filtre l’air dans la cuisine, la salle de bains et les WC. Sa chaleur est récupérée au niveau de l’échangeur et transmise au circuit d’air neuf. L’air extrait est ensuite évacué à l’extérieur.
Cet équipement est plus coûteux qu’une VMC simple-flux et consomme plus d’électricité, mais il permet des économies de chauffage importantes en récupérant jusqu’à 70% (90% dans les systèmes haute performance) de la chaleur contenue dans l’air vicié extrait.

La récupération de chaleur par la VMC est particulièrement intéressante dans une maison bien isolée, avec une très bonne étanchéité à l’air, et qui nécessite peu de chauffage : une VMC double flux peut récupérer environ 1500kWh par an. L’économie réalisée est alors comprise entre 7 et 10% de la consommation de chauffage. La qualité de la mise en œuvre et de l’entretien sont primordiales pour garantir l’efficacité de ce type d’équipement. En collectif, la VMC-gaz évacue par le même réseau l’air vicié du logement et les produits de combustion d’une chaudière ou d’un chauffe-eau à gaz.

  • La Ventilation Mécanique Répartie ou Ponctuelle (VMR ou VMP)

Elle est constituée d’aérateurs individuels placés dans les pièces de service. Elle fonctionne selon le même principe qu’une VMC (balayage de l’air depuis les pièces principales jusqu’aux pièces de service d’où il est rejeté, en passant sous les portes de communication). Ce système convient en rénovation, quand la pose d’une VMC est trop problématique. Il existe des modèles d’aérateurs silencieux et consommant peu d’électricité, qui peuvent éventuellement être asservis à l’interrupteur de la lumière.

Source : ADEME

Voici ci-dessous un tableau récapitulatif des avantages et inconvénients de chaque système de ventilation :

Votre artisan vous aidera à déterminer le système de ventilation adéquat en fonction des caractéristiques de votre logement (présence ou non de problèmes d’humidité, prix et contraintes d’installation). Si vous remplacez les fenêtres, pensez à prévoir des entrées d’air dans les pièces principales. Vous pouvez également faire appel à nos Conseillers qui vous aideront à étudier votre projet.

La ventilation est une obligation légale (arrêtés du 24 mars 1982 et du 28 octobre 1983) pour tous les logements postérieurs à 1982, collectifs ou individuels. Elle doit satisfaire aux exigences suivantes : l’aération doit être générale et permanente, la circulation d’air doit se faire depuis des entrées d’air situées dans les pièces principales jusqu’à des sorties, dans les pièces de service.

Des débits réglementaires sont exigés (voir tableau ci-dessous). La façon la plus sûre de les obtenir est d’installer une VMC. Il est en effet difficile de contrôler les débits d’air renouvelés par ventilation naturelle. Cependant, on estime que dans un logement neuf sur deux, les débits extraits ne correspondent pas aux exigences de la réglementation.

A la longue, une VMC s’encrasse, elle devient moins efficace, plus bruyante. Si elle est trop encrassée, elle peut même contribuer à dégrader la qualité de l’air dans le logement. Pour éviter ces dysfonctionnements et assurer la longévité de votre installation, il faut régulièrement nettoyer ses composants, et surveiller leur état.

  • VOUS : Vous pouvez vérifier le bon fonctionnement de la ventilation en plaçant devant les bouches un morceau de papier fin.
    Nettoyez une fois par trimestre les bouches d’extraction des pièces de service et les bouches de soufflage : déclipsez la partie amovible et lavable et repositionnez-la après nettoyage. Attention, ne mouillez pas les parties fixes des entrées d’air hygroréglables, vous nuiriez à leur bon fonctionnement.
  • UN SPECIALISTE : Il réalisera un entretien complet tous les trois ans environ (nettoyage, maintien des gaines et du caisson bloc moteur en combles, vérification des entrées d’air neuf et mesures de tirage et de dépression). Le coût sera d’environ 130€, si l’accès de l’installation est simple et les combles sécurisés (plancher adapté).
    L’entretien régulier d’une VMC gaz par un spécialiste est obligatoire.

Les causes des pathologies

Dans la plupart des cas (80%), l’apparition d’humidité (présence de moisissures salpêtres et dans le cas les plus extrêmes : présence de mérules) est révélatrice de l’absence ou d’un manque de ventilation et de renouvellement d’air. D’autres pathologies peuvent être causées par des remontées capillaires, des infiltrations dans les parois du bâti mais également dues à l’inétanchéité de certains ajouts ou supports (enduits extérieurs, solins de toiture etc…)

Les risques sanitaires

En plus des risques occasionnés sur la structure et les matériaux du bâti, il y a un risque potentiel sur la santé des occupants à plus ou moins long terme (allergies, troubles respiratoires, etc.)

Traitements et solutions techniques

Il est important d’identifier les causes et d’éradiquer le phénomène en y apportant les traitements adéquats et de recourir à des professionnels spécialisés. Voici quelques exemples :

  • Présence de moisissures aux jonctions des murs/plafonds, sur les plinthes ou autres est révélatrice de l’absence ou d’un manque de ventilation
    • Traitement : fongicide des supports, installation d’une VMC et contrôle des entrées d’air.
  • Remontées capillaires, tâches plus ou moins foncées sur les murs causées par les salpêtres et les sels et  s’élevant  du pied de mur (hauteur comprise entre 50cm à 1 mètre)
    • Traitement : injection de résine, inversion du champs magnétique, pose de drains, coupure de capillarité etc.
  • Infiltrations d’eau
    • Traitement : identifier les matériaux, supports, ajouts qui ne sont plus étanches. En tout état de cause, il s’agira de régler définitivement ces pathologies avant d’engager des travaux de rénovation au risque de dégrader, par exemple, les matériaux d’isolation ou de parement.

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